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Ils se sont tant aimés - 07 Décembre 2011

Poème - R.Ed. Sidorkiewicz

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Ils se sont tant aimés durant de longs étés,
Ils se sont enivrés de bonheurs, de gaietés,
Et malgré leur jeune âge ils frôlaient l’arrogance
Juchés sur un nuage en rêvant d’abondance.

Ils croyaient au destin et conjuraient le sort,
Toujours main dans la main et quel que fût leur port,
En parcourant le monde ils connurent l’ivresse,
Comme dans une ronde, exsudait leur jeunesse.

Partout où la légende invite les amants,
Sans qu’elle lui demande, ils répondaient présents,
Ils ont prêté serment dans la ville Romaine
Presque pieusement au pied de la fontaine

Et des eaux de Trévi pensant y revenir,
Ils ont connu Capri, Venise pour mourir,
Plus loin ils ont vogué sur le grand Nil mythique,
 - © DRIls aimaient se saouler de rêves exotiques.
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Le ciel était trop bleu pour qu’il pût en changer,
Ils étaient trop heureux pour même imaginer
Qu’un nuage pourrait leur apporter de l’ombre,
Qu’un orage poindrait les rendant tous deux sombres.

Elle était si comblée et lui s’en amusait,
Pour sûr trop aveuglée, elle aimait, lui jouait ;
Alors qu’elle rêvait d’enfanter, d’être mère,
Lui se satisfaisait de plaisirs éphémères.

Puis le pire arriva pour un plaisir de trop,
Pour un sale faux pas mais un pas de salaud ;
Le rêve s’effondrait, elle ne sera reine,
Lui ne réalisait qu’il enfantait la peine.

 - © DRQuand elle le quitta, l’âme et le cœur meurtris,
La raison l’emporta, car peut-on être épris
D’une femme et trahir ses amours si sincères ?
Rlle devait le punir délaissant ses prières.

Il ne faut pas jouer avec les sentiments,
Il vaut mieux les louer plus qu’honorablement,
Et plus ils sont profonds, plus le respect s’impose
Et demander pardon même avec une rose,

 - © DRQuand le vice et le mal côtoient trop la laideur
Qui salit la morale et blesse un jeune cœur,
Ne suffira jamais à rendre le sourire
A l’enfant qui aimait mais qui connut ce pire.

 - © DRIls se sont tant aimés durant de longs étés,
Elle s’est tant donnée avec fidélité,
Mais pour une aventure elle erra désunie,
Par sa désinvolture il voyait fuir sa mie.

Qui fut le plus puni, lui pour avoir triché
Ou bien elle meurtrie avec son temps gâché ?
Si tous deux connaîtront d’autres bals, d’autres fêtes,
Jamais ils n’oublieront ces moments de défaite.




Ed. René Sidorkiewicz

Santec, fév. 2011

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